Petites immensités • Fotokino • des artistes et des livres que l’on admire • some artists and books we love.



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17. Les papiers découpés d’Andersen

Tout au long de sa vie, Hans Christian Adersen réalise des milliers de compositions en papiers découpés. Souvent, il plie le papier en deux, et joue de la symétrie des découpes, pour retrouver celle du corps humain. Parfois, il le plie en quatre et du centre de la feuille partent bouquets, roues et motifs ornementaux. Il y fait naître des figures qui nous rappelent certains de ses contes, ou du moins sa mythologie personnelle : un cygne, des danseuses, un meunier,  la forêt, le marchand de sable… Formes simples ou saynètes plus narratives naissaient de ses mains, pour passer le temps, pour les offrir à des amis, pour décorer une chambre. Mais aussi pour clore les contes qu’il avait pour habitude de partager auprès de ses amis et de leur familles. Le peintre Wilhelm Kaulback évoquait ainsi ces soirées passées à la lueur des chandelles : « Quand il avait fini son conte (ou bien son découpage ?), il déployait une longue ribambelle de danseuses de ballet face à nous. Elles se tenaient toutes par la main et faisaient virevolter leurs pieds dans les airs. Andersen semblait alors comblé par nos applaudissements. Il appréciait plus encore l’effet produit par ses papiers découpés que par l’histoire qu’il venait de nous conter. »
︎ Odense Museum